Sur leur lit de mort …

Sur leur lit de mort ...

En ces jours de tempêtes ou d’amour, j’ai eu envie de vous parler du temps qui reste. Je vous ai donc traduit cet article d’une infirmière australienne, Bronnie Ware, qui s’est occupée de personnes en fin de vie. Le psychologue canadien, Yvon Dallaire, que j’avais interviewé l’an passé lors du premier Rendez-vous des 60 printemps, avait du reste mentionné cette personne.

 

Voici la traduction de l’article :

 

« Les gens grandissent beaucoup lorsqu’ils doivent faire face à leur propre mortalité. J’ai appris à ne jamais sous-estimer la capacité de grandir d’une personne. J’ai été témoin de changements phénoménaux. Chaque patient passe par un éventail d’émotions prévisibles comme le refus, la peur, la colère, le remords, encore plus de refus et finalement l’acceptation. Pourtant, chaque patient a trouvé la paix avant de partir, chacun sans exception.

 

Quand je leur demandais s’ils éprouvaient des regrets ou s’ils auraient vécu différemment, les mêmes thèmes ont surgi à chaque fois.

 

Voici les 5 regrets les plus courants.

 

  1. Si j’avais su, j’aurais vécu ma vie, pas la vie que les autres attendaient de moi.

 

Ceci est le regret le plus souvent exprimé. Quand les gens se rendent compte que leur vie est presque finie et qu’ils examinent lucidement leur passé, il leur est facile de voir que nombre de leurs rêves n’ont pas été réalisés. La plupart des gens n’accomplissent même pas la moitié de leurs rêves et il leur faut mourir en sachant que c’était à cause des choix qu’ils ont faits ou qu’ils n’ont pas faits.

 

Il est très important d’accomplir au moins la moitié de vos rêves sur le chemin de notre vie. A partir du moment où vous n’avez plus la santé, c’est trop tard. La santé apporte une liberté dont peu de gens se rendent compte, jusqu’à ce qu’ils ne l’aient plus.

 

  1. Si j’avais su, je n’aurais pas tant travaillé.

 

Ce regret a été celui de tous les hommes que j’ai soignés. Ils regrettaient de ne pas avoir pris le temps de profiter de leurs jeunes enfants et de la compagnie de leur femme. Les femmes aussi ont exprimé ce regret. Mais comme ces femmes appartenaient pour la plupart à une génération plus âgée, beaucoup d’entre elles n’avaient pas eu à travailler pour élever leur famille. Tous les hommes que j’ai soignés regrettaient profondément d’avoir passé tant de temps à l’extérieur dans une existence centrée sur leur travail.

 

En simplifiant votre mode de vie et en faisant des choix conscients, il est possible de ne pas avoir besoin d’autant de revenus que vous pensez nécessaires. Lorsque vous créez plus d’espace dans votre vie, vous devenez plus heureux et plus ouvert à de nouvelles opportunités qui sont plus adaptées à votre nouveau mode de vie.

 

  1. J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments.

 

Beaucoup de gens étouffent leurs sentiments pour rester en paix avec les autres. Comme conséquence, ils s’installent dans une existence médiocre et ne deviennent jamais la personne qu’ils seraient vraiment capables de devenir. De ce fait, beaucoup se créent des maladies dues à l’amertume et au ressentiment qu’ils portent en eux.

 

Nous ne pouvons pas contrôler les réactions des autres. Pourtant, même si, au début, les gens réagissent quand vous changez votre façon d’être et parlez à cœur ouvert, en fin de compte, cela élève la relation à un niveau nouveau et plus sain. Si ce n’est pas le cas, cela retirera une relation toxique de votre vie. Quelle que soit l’issue, vous y gagnez.

 

  1. J’aurais dû garder le contact avec mes amis.

 

Souvent, ce n’étaient que lorsqu’ils étaient arrivés aux derniers jours de leur vie qu’ils se rendaient vraiment compte que l’amitié est une chose précieuse. Mais alors il était trop tard alors pour retrouver leurs amis. Beaucoup de mes patients avaient été si impliqués dans leur propre vie qu’ils avaient laissé de belles amitiés s’en aller au cours des années. Ils regrettaient profondément de ne pas avoir accordé plus de temps et d’attention à leurs amis. Lorsqu’ils sont sur le point de mourir, tous les êtres humains regrettent leurs amis.

 

Lorsqu’on a une vie très active, il est fréquent de laisser les amitiés s’éloigner. Mais lorsque vous êtes face à la mort qui approche, les détails physiques de votre vie disparaissent. Les gens veulent mettre leurs finances en ordre, si possible. Mais ce n’est ni l’argent ni le statut social qui importe vraiment pour eux. Ils veulent mettre leurs affaires en ordre pour le bien de ceux qu’ils aiment. Pourtant, souvent ils sont trop malades ou trop las même pour faire cela. A la fin, seuls comptent l’amour et les relations humaines.

 

  1. J’aurais voulu m’être accordé plus de bonheur.

 

Etonnamment, ce regret est très fréquent. Beaucoup se rendent compte, seulement à la fin de leur vie, que le bonheur est un choix. Ils ont été englués dans de vieux schémas ou de vieilles habitudes. Le soi-disant « confort » de ce qui est familier a débordé sur leurs émotions et sur leur vie physique. La peur du changement a fait qu’ils ont prétendu être satisfaits de leur vie devant les autres et devant eux-mêmes. Alors que, profondément, ils désiraient rire pour de bon et faire entrer la fantaisie dans leur vie.

 

Quand vous êtes sur votre lit de mort, ce que les autres pensent de vous n’a plus aucune importance.

 

Comme c’est merveilleux de pouvoir lâcher-prise et de sourire encore, bien avant que vous ne soyez mourant.

 

La vie est un choix. C’est VOTRE VIE. Choisissez en conscience, choisissez avec sagesse, choisissez avec honnêteté.

Choisissez le bonheur. »

 

Voici donc la traduction de l’article de cette infirmière australienne en soins palliatifs.

Bronnie Ware a écrit tout un livre sur les personnes en fin de vie. Il a été traduit en français sous le titre : « Les 5 regrets des personnes en fin de vie. »

 

Belle vie à vous et qu’elle soit la vôtre !

 

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